La Religion

vendredi 18 mai 2007
par  le chazellois

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La Religion

- Toute notre petite région des Monts du Lyonnais est imprégnée de sentiments religieux. Le Cardinal MAURIN ne l’appelait-il pas sa petite Vendée ? Il est vrai que dans l’immense majorité des familles, le culte catholique intervient, baptême, mariage, sépulture, pratique des sacrements, d’assistance aux offices, concerne une gronde partie de la population.

"Nous avons placé ton image aux portes de notre pays" chantait-on naguère le 8 décembre devant la Madone de la rue de St Galmier.
Combien de curés de campagne m’ont indiqué combien ils avaient apprécié l’accueil
réservé dans le village ou ils exerçaient leur ministère. Les affrontements
du début du siècle se sont atténués bien que des esprits attardés confondent parfois politique et religion. Le sectarisme n’est plus guère de mise, grâce à l’action de quelques esprits généreux qui ont consacré leurs efforts a rapprocher les hommes, mois il y aura toujours des diviseurs, même s’ils se couvrent de sentiments pieux qui ne sont que façade. J’espère que dans l’avenir on saura reconnaître les bienfaits de la concorde et de l’union.

S’il Y a eu un redressement spectaculaire dans les années 60, c’est parce que dons un climat serein on avait rassemblé toutes les énergies et tous les hommes et les femmes de bonne volonté.

- Il n’est point nécessaire d’empiéter ici sur l’archéologie qui est devenue la passion de certains chazellois compétents et ayant l’amour des recherches. Tout a été dit ou sera dit dans les années suivantes de cette fin de siècle sur les édifices religieux dont certains figurent à l’inventaire des monuments classés.

- II faut parler des prêtres, des religieuses, dont le rôle à Chazelles a été considérable. Hyppolite BOURNE, voire Louis PAILLEUX en on parlé et la liste s’est arrêtée avec leur temps.

- A cette époque, le curé archi-prêtre de Chazelles était l’abbé René GAUTHIER, homme froid, très économe des derniers paroissiaux, mais orateur remarquable de puissance et de sincérité implacable. Il fallait l’approcher de près pour en comprendre la générosité de coeur. En 1922, d’aucuns le trouvant trop inféodé
à la chapellerie obtinrent son départ. Devenu Aumônier d’un couvent, son ami Monseigneur CHASSAGNON, ancien Evêque auxiliaire de St Etienne et nouvel Evêque d’AUTUN, le fit Chanoine honoraire de son nouveau diocèse, ce qui laissait entendre qu’il avait été méconnu a l’Archevêché de Lyon.

- Habitué au silence des cloches pendant la guerre, l’Abbé GAUTHIER avait peur d’ébranler le clocher par la sonnerie de la grosse cloche qui nécessitait alors l’intervention de plusieurs personnes, exception faite au moment du Te Deum de l’Armistice du Il novembre 1918.

- L’équipe de football d’avant la guerre, constituée par Victor BERNE, Pétrus DURET, Johannes BAZIN, Antoine POIZAT et autres sportifs, ne reçut pas l’agrément du Curé pour évoluer sur le terrain des oeuvres Catholiques, d’où la constitution de l’Association Sportive Chazelloise qui opéra sur un terrain de fortune "aux Roches", avant de s’implanter à"Bras de Fer". Ce n’est que plus tard que le patronage paroissial fonda la section football "la Vaillante" et le stade Jeanne d’Arc, fut rendu à sa destination première.

- Le curé PLANCHET avait de toutes autres idées. C’est en 1921 que l’ancien curé de SAVIGNEUX fut installé à CHAZELLES, était un bâtisseur, malheureux de n’avoir pu terminer la nouvelle église de son ancienne paroisse. Il n’avait pas l’éloquence de son prédécesseur, mais il avait le dynamisme de la conviction, qu’il fit partage à ses paroissiens. Il fit construire la Maison d’Oeuvres avec tout ce qu’elle comportait comme activités, le stade étant réaffecté à "la Vaillante", dissidence de l’A.S.C. Il dota l’église d’une tribune, suscita le don de vitraux qui remplacèrent les vitres des fenêtres de l’église. Il électrisa les cloches qui retrouvèrent tout leur retentissement. Il fit construire la nouvelle école privée route de St Galmier, agrandit le dispensaire des soeurs qui abrita dès lors un patronage. Une rue conduisant à l’église porte son nom, tout comme la place voisine porte celui d’un prédécesseur inhumé dans la nef, l’Abbé GALLAND, bienfaiteur de la commune. Le curé PLANCHET connut une retraite paisible comme aumônier de l’hôpital. L’archevêque de LYON l’avait fait Chanoine Honoraire, le diocèse de ST ETIENNE n’existant pas alors. Il repose dans le caveau des Prêtres de la paroisse.

- Tel ne fut pas le cas du curé BRUXELLES qui, au moment de la bénédiction du nouveau cimetière s’écria au pied de la grande Croix : "Voici ma place cherchez la vôtre", Il n’y vint pas !
En 1950, le curé PERRIN arriva, il resta 13 ans, puis, longtemps exilé à ST ETIENNE LE MOLARD "pour raison de santé", m’écrivait-il.
En 1963 ce fut l’Abbé VANEL, venant de ST SAUVEUR EN RUE. C’est lui qui entreprit un vaste projet de restauration intérieure de l’église, monument non classé mais qui ne manque pas d’attrait ; construction en plusieurs étapes alliant le Roman et le Gothique, (une partie date du 11ème siècle) cette opération de mise en va¬leur fut très réussie, notamment par l’entreprise COMTE de CHAMPDIEU, spécialiste en la matière, et l’architecte PARADIS de ST ETIENNE. La paroisse assuma les frais, la commune prit en charge l’installation du chauffage central.
Nous avions voulu de pair, restructurer les façades, la sacristie, une partie des toitures, et nous avons démoli le vieux bâtiment de "La Grenette" qui empiétait intérieurement sur la Place Galland. Cette partie devait aider jadis au passage du château dont l’église primitive était la chapelle ; la tribune, depuis laquelle les chevaliers de Malte entendaient la messe, subsiste en partie.

- C’est mon adjoint Joseph GILLET, qui dirigea avec compétence les travaux extérieurs confiés aussi à la Maison COMTE. J. GILLET, libre-penseur s’était attaché à cette oeuvre au point que Monseigneur ROUSSET, nouvel Evêque de ST ETIENNE, avait tenu à ce qu’il l’assiste lors de la consécration du nouvel autel qui était son oeuvre

- Les Chazellois n’eurent qu’à se louer de la bonne harmonie qui régnait entre la Mairie et l’église Le curé VANEL, une fois l’opération réalisée, se faisait un
énorme souci lorsqu’il fallut régler les dépenses. J’avais essayé de le tranquilliser ne doutant pas moi-même de l’heureux aboutissement du financement.

- En 1969, la succession revint à l’Abbé DEFAITS, curé de ST MEDARD qui exerce son Ministère à l’heure ou j’écris. J’ai eu avec lui des relations les plus étroites. D’un labeur souvent commun ; il tenait comme moi à voir le climat de l’Union et de la concorde se perpétuer dans notre pays. Puisse t’il rencontrer assez de bonne volonté pour persévérer dans ce sens.

- De très nombreux vicaires se sont succédés dans la paroisse. Il y en avait 3 avant la guerre de 14 puis deux par la suite, et souvent ces dernières années, des prêtres auxiliaires en fin de Ministère.

- J’aurai un souvenir ému pour l’Abbé DEVAUX qui seconda le curé GAUTHIER pendant
la Guerre de 14 et après, c’est lui qui me fit le catéchisme et qui assista ma
mère pendant sa longue maladie.

- Puis-je ici, puisque je l’ai en mémoire, donner une liste de la hiérarchie religieuse ? Paroisse du Diocèse de Lyon avant la création de celui de St Etienne. Chazelles a donc connu les Cardinaux Archevêques de Lyon, primats des Gau1es de 1914 à nos jours, se succédant au siège de Saint Potain et de Saint Irénée.

Leur Eminences : Monseigneur SEVIN
Monseigneur MAURIN
Monseigneur GERLIER
Monseigneur VILLOT
Monseigneur RENARD
Monseigneur DECOURTRAY

Les Evêques auxiliaires en résidence à ST ETIENNE furent :

Monseigneur : CHASSAGNON
FAUGIER
DELAY
BORNET
MAZIERS

- Le premier devint Evêque d’AUTUN, les troisièmes et cinquième Archevêques de MARSEILLE et de BORDEAUX. Actuellement, Monseigneur ROUSSET est notre Evêque Titulaire de ST ETIENNE, érigé en diocèse de plein exercice.

- J’ai évoqué Eugène PROVOST et son épouse Bénédicte NEEL, sans mentionner le service post mortem qu’ils ont rendu à CHAZELLES. Ils ont institué le service de soins à domicile au bénéfice des malades, et aussi les mêmes soins au Dispensaire « St Benoît »de la rue de la Charité.

- Dès 1923, un an après le décès de Bénédicte Provost, les soeurs du Très Saint Sauveur virent à trois, d’abord, s’installer au 20 de la rue de Lyon, jusqu’à ce que fut construit l’immeuble plus fonctionnel dans la propriété du « Clos » Résidence d’été de la famille PROVOST.

- Les religieuses venaient d’Alsace, patrie de l’ancien Maire, qui partageait avec elles l’accent bien connu de cette province, dont nous avions porté la nostalgie de 1871 à 1918.

- Par la suite, ce service s’est étoffé, avec effectif renforcé puis restreint, ce qui entraîna, de nouvelles circonstances aidant, l’institution d’un centre de soins auquel participa la Supérieure des Soeurs Saint-Sauveur.

- Cette communauté a rendu de grands services aux Chazellois. Certaines religieuses se sont fait une grande place dans la cité. Les Supérieures changèrent souvent, d’autres soeurs restèrent plusieurs lustres dans notre pays, telles soeur Saint Augustin et Soeur Catherine qui était de la Loire et gui prolonge aujourd’hui en 1985, son apostolat à l’hôpital de Saint-Bonnet-le-Château. Ma famille est restée très liée avec elle.

- Aujourd’hui, la Sécurité Sociale assure un meilleur financement du service de soins. Les soeurs sont dotées de voitures, qui au départ, firent l’objet de souscription publique.

- Le Curé bâtisseur PLANCHET construisit un autre local pour étendre les services de la rue de la Charité, destinés à la Chapelle et au Patronage.

- Au moment du départ des Soeurs Saint Charles de l’Hôpital, avant de pouvoir recruter les infirmières civiles indispensables à un fonctionnement rationnel
de l’établissement, je n’oublierai jamais le service éminent que rendirent les Soeurs de Saint Sauveur, grâce au dévouement de la Supérieure Soeur Marie Florine ; le service fut assuré par intérim, mais sans défaillance.

- Dans la propriété du Clos, dans les locaux d’habitation de la famille PROV0ST, se créa plus tard une autre oeuvre, dont l’initiative vint de Marie AUBERT, descendante de la fille aînée d’Eugène PRDVOST. "La Clarté" abrite, enseigne et éduque de diverses manières, des enfants inadaptés.

- Cette institution, dont le renom est étendu, est très recherchée par les familles. Elle s’est intégrée dans le système social avec prix de journée, et reste animée de plus loin par sa fondatrice, qui a su former à Chazelles, une équipe qualifiée qui travaille en collaboration avec l’ADAPEI.

- Une autre Communauté de Soeurs a rempli un rôle important à Chazelles, dont la Maison Mère se trouve à Lyon, autour de la Clinique Saint Charles, à la Croix¬ Rousse. Cette Communauté avait à l’origine l’Ecole Privée du Boulevard du Nord
et desservait l’hôpital hospice, lequel abritait, bon an mal an, 120 à 130 pensionnaires.

- L’effectif des religieuses atteint, à l’époque de fort recrutement, une douzaine de soeurs. En fin d’exercice, il en restait seulement 4, dont la Supérieure faisait fonction de Directrice de l’établissement. L’une d’elle était plus spécialement affectée à la Maternité, une autre à la cuisine.

- Avant la guerre de 1939, la pharmacie de l’hôpital était autorisée à vendre au public ; une soeur d’une certaine qualification, généralement la Supérieure, en assurait la charge.

- Certaines Soeurs sont restées plusieurs dizaines d’années à Chazelles ; l’une d’elle, Soeur Victorius, était venue très jeune et finit par devenir Supérieure. J’ai connu aussi Soeur Michel, vénérée des Chazellois et qui fit toute sa carrière parmi nous.

- Personnellement, j’ai entretenu les meilleures relations, de Directrice à Président, notamment avec l’imposante Soeur Girard, enfin avec la dernière Supérieure qui, avec ses consoeurs, déposa la cornette.

- Maintes fois, la Supérieure des Soeurs Saint-Charles, m’avait laissé entendre qu’il ne faudrait plus toujours compter sur le concours de ses infirmières. Le recrutement s’affaiblissait. Un jour, je fus convoqué à la Maison de Saint-Cyr-au-Mont-d’Or, pour m’entendre dire que sous deux mois, c’était le retrait complet. Décision irrévocable. Nous étions dans l’embarras, dont nous sortîmes grâce aux Soeurs du dispensaire, dont j’ai déjà parlé, les démarches du Curé Desfaits se heurtèrent aux mêmes positions catégoriques.

- Il fallut un certain temps pour recruter des infirmières civiles qui n’étaient pas en nombre à l’époque. Entre temps, nous avions obtenu le concours de Soeur
André de la Sainte-Enfance, qui faisait partie d’un ordre qui enseignait encore à l’école privée de filles, laquelle école autrefois, était précisément tenue par les Soeurs Saint-Charles, en même temps qu’elles desservaient l’hôpital. Elles furent d’ailleurs à l’origine de la fondation de l’établissement.


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